Une infrastructure ne se dégrade pas d’un coup. Elle glisse, lentement, jusqu’au jour où une panne banale devient une journée perdue. Voici cinq points qui donnent une image fidèle de sa santé réelle.
1. L’inventaire est-il à jour ?
Posez la question simplement : pouvez-vous dire, aujourd’hui, combien de postes sont en service, leur âge et les licences associées ? Si la réponse demande une enquête, c’est déjà un résultat.
Sans inventaire, chaque décision d’investissement se prend à l’aveugle et chaque intervention commence par une phase de découverte facturée.
2. Le Wi-Fi couvre-t-il réellement vos locaux ?
Les zones mortes sont rarement signalées : les équipes s’adaptent, se déplacent, subissent. Faites le tour de vos locaux en visioconférence — le résultat est immédiat.
- Les salles de réunion sont-elles couvertes correctement ?
- Le réseau invité est-il séparé du réseau interne ?
- Les bornes sont-elles des équipements professionnels ou des box grand public ajoutées au fil du temps ?
3. Où sont les fichiers de travail ?
Si la réponse comprend les mots « sur mon bureau », « dans mes mails » ou « sur la clé », le partage de fichiers n’est pas structuré. Le risque n’est pas seulement la perte : c’est le travail sur une mauvaise version.
- Une arborescence existe-t-elle, et est-elle comprise par les équipes ?
- Les droits d’accès correspondent-ils aux fonctions réelles ?
- Que se passe-t-il si la personne qui gère un dossier s’absente un mois ?
4. Les mises à jour sont-elles appliquées ?
Le retard de mise à jour est cumulatif : plus il s’allonge, plus la mise à jour devient risquée, donc plus on la repousse. Le cercle se rompt en fixant un calendrier, même modeste.
Une règle simple : les mises à jour de sécurité sont appliquées dans un délai décidé à l’avance, avec une vérification après application et une possibilité de retour arrière.
5. Quand la dernière restauration a-t-elle été testée ?
C’est le contrôle le plus révélateur, et le plus souvent négatif. Une sauvegarde active ne garantit pas une restauration possible : format illisible, support saturé, périmètre incomplet.
La seule sauvegarde dont on connaît la valeur est celle qu’on a déjà restaurée.
Que faire des réponses
Ces cinq points ne servent pas à établir une note. Ils servent à décider d’un ordre. Traitez d’abord ce qui, en cas de défaillance, arrêterait votre activité — le reste peut attendre le prochain exercice.