Actualités 23.07.2026

Sauvegardes : les réflexes essentiels pour votre entreprise

Des repères concrets pour mieux piloter votre infrastructure, votre cybersécurité et vos outils de travail.

Presque toutes les entreprises sauvegardent quelque chose. Beaucoup moins savent ce qui est sauvegardé, depuis quand, et combien de temps prendrait un retour à la normale. C’est cet écart qui coûte cher le jour venu.

Définir le périmètre avant l’outil

La première question n’est pas « quel logiciel de sauvegarde », mais « qu’est-ce qui doit absolument survivre ». La réponse est rarement « tout » — et prétendre le contraire conduit à des sauvegardes trop lourdes, donc mal tenues.

  • Les données métier : comptabilité, dossiers clients, production.
  • Les configurations : sans elles, on restaure des fichiers mais pas un service.
  • La messagerie, souvent oubliée alors qu’elle contient l’historique commercial.
  • Ce qui n’a pas besoin d’être sauvegardé — à écrire aussi, pour que ce soit un choix.

Choisir une fréquence qui correspond à votre tolérance

La bonne question est concrète : combien d’heures de travail votre entreprise peut-elle se permettre de perdre ? Si la réponse est « une demi-journée », une sauvegarde quotidienne du soir ne suffit pas.

Cette tolérance se décide au niveau de la direction, pas au niveau technique. Elle détermine ensuite le dispositif et son coût.

Isoler au moins une copie

Une sauvegarde accessible depuis le réseau courant sera chiffrée en même temps que le reste en cas de rançongiciel. C’est le scénario le plus fréquent et le plus coûteux.

  • Une copie hors ligne, ou sur un support déconnecté après écriture.
  • Ou une copie externalisée avec des droits d’écriture distincts de ceux du réseau interne.
  • Dans tous les cas : des identifiants de sauvegarde différents de ceux de l’administration courante.

Tester la restauration, régulièrement

Le test de restauration n’est pas un luxe : c’est la seule preuve que le dispositif fonctionne. Il n’a pas besoin d’être lourd.

  • Chaque trimestre : restaurer un fichier au hasard et mesurer le temps nécessaire.
  • Chaque année : restaurer un service complet dans un environnement de test.
  • À chaque fois : noter la date, la durée et les difficultés rencontrées.

Écrire la procédure

Le jour d’un incident, la personne qui connaît le dispositif est en congé — c’est une constante. Une procédure d’une page, à jour, vaut mieux qu’une expertise indisponible.

Elle contient l’essentiel : où sont les sauvegardes, avec quels identifiants, dans quel ordre restaurer, et qui prévenir.

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